Scouting for indoor locations… The Nightmare !

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Une des choses que j’adore et que je déteste en même temps.

Les lieux que je choisis pour mes séances photo sont très importants et font partie des éléments clés de mon style photographique. Utiliser le manhattan bridge en fond, jouer avec les lignes d’une cage d’escalier ou d’un immeuble, chercher la symétrie est quelque chose de commun et quasi systématique dans mon approche de la photo aujourd’hui. C’est pour cette raison que je recherche des lieux nouveaux constamment. Sublimer le commun ou faire découvrir des lieux inconnus et ne pas utiliser les mêmes pour briser la monotonie et continuer à nourrir ma créativité.

Trouver un lieu est une chose, y travailler en est une autre. La plupart du temps, une autorisation vous sera nécessaire. La deuxième mauvaise nouvelle est que, malgré le fait que beaucoup de lieu accueille toute sorte de projets, les autorisations sont souvent payantes…Vous louez les murs, et souvent, ce n’est pas donné.

Je ne suis pas un fan du travail en studio, même si j’admire le travail de certains. Ce n’est juste pas mon truc aujourd’hui. C’est pour cela que je shoot essentiellement en exterieur. Je me nourris des lieux et je prends davantage de plaisir en changeant régulièrement de décor.

Une des solutions optées par beaucoup de photographes “outdoor” est la voie illégale. Sauter des barrières, déjouer la sécurité ou la police amène son lot de danger et d’excitation, mais pesonnellement j’ai beaucoup de mal à travailler dans ces conditions. Je ne parle même pas de l’impossibilité de travailler tout court si votre shoot est une commande. Je vois très mal une marque ou une entreprise vous suivre dans ces conditions… et ne vous aventurez surtout pas à le faire dans leur dos.

Je préfère la voie légale et demander mes autorisations. Si je dois patienter, je patiente. Si je ne reçois pas de réponses, c’est que ce lieu n’était pas fait pour moi. Je réalise ces démarches partout où je vais, et il est assez drôle de voir à quel point le processus peut être extrêmement lent dans certains pays et rapide dans d’autres.

A Stuttgart, ce fut très rapide. La semaine de ma venue j’ai pu avoir les autorisations nécessaires pour m’installer dans la Stadtbibliothek. Pour la bibliothèque nationale universitaire de Strasbourg, cela m’a presque pris un an, mais cela en raison d’un projet qui devint au final une collaboration avec l’établissement. Récemment, à Montréal, j’ai pu réaliser une série de photos au sein du centre du commerce mondial avec une autorisation acquise en moins de 2 semaines.

Souvent vous devez faire avec ce qu’on vous propose. J’ai pu avoir une journée d’accès à l’institut du monde arabe à Paris. Malgré la joie de pouvoir travailler dans un tel lieu, les accès furent très limités. Mais l’amertume, due au manque de liberté, fut vite oubliée grâce à l’idée d’y travailler avec 2 talentueux artistes. 

Après presque 2 ans de travail sur la série “InMotion” je peux vous dire qu’à peu près 50 % de mes demandes aboutissent sur un rejet. Et pour ceux qui daignent me répondre, plus de la moitié me proposent une location à des tarifs improbables. 

Cela prend énormément de temps, de multiples mails et coups de fils pour rencontrer les responsables, visiter le lieu et finalement, une fois les papiers signés, concorder les plannings de chacun pour un créneau. Mais dans mon cas, je suis prêt à assumer les faibles chances de succès de mes demandes car trouver de nouveaux lieux pour mes créations est un élément essentiel à mon univers photographique. Evidemment si votre shooting est une collaboration “pose contre photos” vous multipliez vos chances d’acceder au lieu de vos rêves à partir du moment ou vous acceptez de ne pas utiliser vos photos à des fins commerciaux. Mais dans un cadre pro, vous et moi savons qu’il est impossible de vivre de la photo avec des collaborations de ce type. 

Peut être qu’un jour je serai assez célébre pour avoir de grandes entreprises financer tous mes travaux. L’obtention des autorisations ne sera plus qu’une histoire de zéros sur un chèque. En attendant ce jour, voici quelques images du shooting réalisé à l’institut du monde Arabe à Paris, en espérant un jour y retourner avec un accès sans restrictions je vous laisse en compagnie de Lyria Van Moer et Valentine Nagata Ramos.

It is one of the things I love… and hate !

Backgrounds are an important part of my photography. Having the manhattan bridge as a backdrop, playing with the lines of a staircase or a building and seeking for symmetry are, amongst other elements, a common thing in my photography. This is why I always look out for new places for my shoots, trying not to use the same location twice and seek for unusual ones or find a way to break the dullness of a common place.

Martina Heimann – New York

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Nhật-Nam Lê – Strasbourg

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Shakirudeen Adewale Alade – London

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Finding the place is a thing, shooting there is another. For outdoor locations, the task is fairly simple, shooting indoors is another story. Most of the time you will need an authorization to access the location. The other bad news is that some of these places are available for photographers… but you have to rent them. You can somehow negotiate according to the type of work you will do there but most of the time, rates are already well-defined for a variety of situations, and they’re not cheap. 

I’m not a studio guy, I usually shoot outside because of the pleasure of constantly changing the environment I work in. So I tend to have the same approach when I shoot inside.

One solution to make an indoor shoot on a budget for most of us is to do it illegally. Jump off fences, avoid security or cops, get in with minimal gear and shoot as fast as you can. Personally I cannot get anything done properly in these conditions. Will a brand finance and follow you in these conditions? I doubt… And don’t even think trying to hide this from them.

I prefer the official way. If I cannot get my permits, It’s simply not a place for me… at least for now. So I prefer to move on. I’ve worked in other countries and It’s funny to see how it can work out fast in some of them, and be very slow in others !

In stuttgart, I got access to the Stadtbibliothek the week I arrived in town. In Strasbourg it took almost a year to set up the photoshoot inside the National and university library, and in Montreal I got permits to shoot inside the world trade center within 2 weeks.

Nicole Smith – Centre du commerce mondial (Montréal)

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You often got to do with what they can offer you. I had a day access to the Institut du monde Arabe (IMA) in Paris, a place I wanted to work in for months. When I finally got a feedback, I had a restricted access to the building. I was a bit disappointed at first but I quickly changed my mood when I knew I was going to work with 2 incredible artists there.
After almost 2 years working on the serie “InMotion” I can approximately say that I got rejected 50% of the time. And for the ones who accepted to meet me or simply answered my mails, half of them proposed me crazy renting rates.

It’s time-consuming, but it is a very important element of my photography. Dozens of emails, and phone calls, to finally meet the people in charge, visit the location and then match everybody’s planning to settle a proper time slot for the shoot. But I guess I can cope with the low rate of success because it’s worth it. Of course, your chance of having access to your dream place will be greater if your shooting “Time for print” (tfp) and agree to not use the pictures commercially. But hey, we’re talking business here. You cannot make a living out of tfp shoots.

Maybe one day I will be famous enough to make international brands finance all my shoots and when this day will come the obtention of the adequate authorization will only be a matter of cash. Until this day comes, here are a few pictures of the IMA session, featuring Lyria Van Moer and Valentine Nata Ramos. I hope I will get back there someday with a “Carte blanche”.

Lyria Van Moer - Institut du monde arabe (Paris)
Valentine Nagata Ramos - Institut du monde arabe (Paris)
Scouting for indoor locations... The Nightmare !hazekware
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